L'errorisme est un mouvement regroupant des personnes ne souhaitant pas intégrer le système. Errorisme vient du mot erreur; le système considérant que toute personne ne le respectant pas où ne rentrant pas dans le moule est une erreur, les ...militant erroristes acceptent et revendique ce rejet de leur comportement par le système. Le concept d'errorisme nous vient d'Argentine.
Le système capitaliste a été et continue d’être la plus grande erreur dissimulée en succès. Il manipule et organise l’Erreur pour son propre bénéfice, déguisant systématiquement les erreurs en succès et les succès en erreurs.
Les équipements erroristes sont là pour sauver l’humanité de l’utopie de la machine parfaite.
L’erroriste, ses pertes, ses profits
L’erroriste parle tellement pendant les infos qu’on sait jamais ce qui se passe.
L’erroriste est souvent insomniaque mais s’endort toujours devant la télé.
L’erroriste est fortuné, et se paye le luxe de refuser un CDI. L’erroriste est en verve, et refuse sans motif un CDI.
L’erroriste est réfléchi, et fait délibérément demi-tour au milieu de la rue.
L’erroriste est débrouillard, et membre d’associations fictives aux subventions réelles.
L’erroriste est travailleur, et n’hésite pas à remettre vingt fois la grève sur le métier.
L’erroriste est vigilant, et se garde bien d’être rentable.
L’erroriste est increvable, et il est des millions.
Un erroriste peut faire le printemps.
Aphorismes erroristes
Les erroristes pratiquent l’égarement délibéré, et inventent sans cesse de plus belles et de plus fatales erreurs.
Comme autrefois les Chevaliers de la Désoeuvrance, les erroristes travaillent à votre perte, à votre perdition : mais au lieu de changer le nom des rues, ils changent les rues de place.
L’errorisme n’existe pas.
Erreurs célèbres
« La vérité d’un homme ce sont ses erreurs. »
(Picabia)
« L’erreur est la condition de la vie, je veux dire l’erreur foncière. Savoir que l’on erre ne supprime pas l’erreur. Ce n’est rien d’aimer. Il nous faut aimer et soigner l’erreur. »
(Nietzsche)
« Où manque un bien réel, la douce erreur abonde. »
(Delille)
« Il faut que l’erreur de l’avenir nous soutienne. »
(Rosa L.)
« Une flatteuse erreur emporte alors nos âmes : Tous les biens du monde sont à nous. »
(La Fontaine)
« Les erreurs sont les portes de la découverte. »
(Joyce)
http://cequilfautdetruire.org/IMG/jpg/P08-09-Remi-erroriste.jpg
Manifeste Erroriste
Roland Topor (in Topor, l’homme élégant, 2004)
Le Manifeste Erroriste
Se propose en peu de mots
D’encourager les artistes
A travailler dans le faux
Davantage que le Rire
L’Erreur est d’essence humaine
Il faut donc nous réunir
Pour exploiter cette veine
Faisons pâlir les comiques
Bornés par la vérité
Construisons une esthétique
Basée sur la fausseté
Ainsi dans ce court poème
Un vers contient trop de pieds
Lequel ? Non cherchez vous-même
Il s’agit d’un pied de nez
Première déclaration erroriste
L’Errorisme base son action sur l’idée que l’erreur est le principe ordonnateur de la réalité.
L’Errorisme est une philosophie trompeuse, un rituel de la négation, une organisation désorganisée. Le quiproquo comme perfection, l’erreur comme réussite.
Le champ d’action de l’Errorisme embrasse toutes les pratiques qui tendent vers la libération de l’être humain et du langage.
Confusion et surprise - Humour noir et absurde sont les outils préférés des Erroristes.
Les lapsus et les actes manqués sont un délice erroriste.
Sources : http://cequilfautdetruire.org/spip.php?article1046 ; http://fra.anarchopedia.org/Errorisme
Né à Buenos Aires, cet artefact trop humain parie sur une rapide propagation de son joyeux bordel.« Les Erroristes argentins envoient leurs cordiales salutations aux jeunes erroristes d’au-delà des mers qui mettent le feu aux quartiers appauvris de la France."
Pour ma part, ma petite part du gâteau, le gros gâteau de la vie de tout-un-chacun, le tout-un-chacun le bon gros gâteau miam bouffer miam. Pour ma part donc, de soi, le petit soi comme une petite soquette, un petit socle pour sauter, petite sauterie, petite gâterie la vie, avant d’en finir une bonne fois, une bonne louchée, et la dernière pelletée, comme une bonne bouffe après être, bien se la mettre en bouche, son petit quartier, son mini carré, sa tranche de vie donc, pour ma part : j’étouffe.
Et pas seulement pour moi. J’étouffe aussi pour les autres, pour le tout-un-chacun de l’autre, pour sa petite part à l’exercice du vivant. J’étouffe pour tous ceux qui étouffent mais qui ne croient pas que ça étouffe. Et ça étouffe. Ça étouffe quelque part, un étouffement généralisé, quelque part, on a généralisé l'étouffement, quelque part l'étouffement général et personne n'a conscience de ce quelque part en lui qui réaliserait l'étouffement de tout le monde. Quelque part en lui l'étouffement de tout-un-chacun qui, ou de quiconque donc, comme on dit plus généralement en France (en Belgique on préfèrera le tout-un-chacun qui) produit lentement son œuvre, comme une longue digestion.
Après : dodo.
J’ai ma petite part en moi qui serait moi, exclusivement moi, mais comme une petite part d’erreur, une valeur ajoutée à l’auteur, et qui serait mon moi irréductible qui fausserait tous les calculs. Un moi faussaire. Un farceur. Une farce indélébile à ce que je suis, dans mon devenir cadavre. L’auteur est un devenir cadavre ambulant habité par sa fausseté, sa contamination,
C’est normal que ça mette du temps que l’on mette du temps à savoir que ça nous vienne dans un temps assez long c’est normal que ce soit long que ça vienne au bout d’un certain temps c’est normal que quelqu’un vienne mais qu’on le voie pas venir qu’il mette un petit temps et même un gros temps un gros temps pour la venue c’est normal que ça mette du temps il faut un certain temps pour que ça nous vienne et la personne avec la personne qui devrait venir qui est venue mais qu’on n’a pas encore vu venir ça viendra il y a des gens qui savent déjà ils savent qu’il est venu nous nous ne savons pas encore il est venu il y a longtemps et nous nous sommes embrouillés car l’histoire nous a embrouillée l’histoire a été coupée en morceau l’histoire nous a fait des petits l’histoire a fait que nous avons oublié d’avoir des yeux des pensées des pensées propres à nous-mêmes car si nous avions les yeux et les pensées de nous-mêmes nous aurions pu le voir arriver en même temps que nous venions à nous.
LA MORT EXISTE DIFFICILEMENT DANS CE MONDE
(pas facile)
Pour Edzyh
Ch’kill Biloute dit qu’Ch’kill Biloute elle zozote. Al zozotte Ch’kill Biloute-à-z’ailes ! cha s’en est une de donzelle ! la Ch’kill Biloute à z’ailes ! Pas commode à tous les coups ! Al dit qu’al zozotte, tout en sortant la main de sa poche. Ch’kill Biloute al me regarde parfois comme une amoureuse. Mais pas souvent. Je voudrais bien percer le mystère des gens, qu’al dit. Tiote biloute qu’j’y dis ! J’lui parle amoureusement à Ch’kill Biloute-à-z’ailes ! Ch’kill Biloute al ne comprend pas l'aphorisme. Le mot aphorisme. C'est quoi qu'un aphorisme ? La misogynie al a la vie dure dans la littérature ! Ch’kill Biloute al va finir par mettre une pancarte si cha continue. Tous les jours si cha continue, Ch’kill Biloute al dit. Ch’kill Biloute-à-z’ailes. A chaque jour sa pancarte al dit. Parce qu’on la regarde comme si Ch’kill Biloute sortait d'un trou. On lui refuse l'initiative. Le pouvoir est bien couvé, al dit. Pas d’danger ! Ch’kill Biloute al a des gestes on dirait qu'Ch’kill Biloute al les a pas faits parfois ! Parfois Ch’kill Biloute al peut redire mais Ch’kill Biloutene al veut pas s'user non pus. A force cha va finir par l’énerver Ch’kill Biloute ! Ch’kill Biloute al veut bien rencontrer des gens, mais Ch’kill Biloute al trouve que la rencontre ne se fait pas toujours. Notre isolement en fosse commune, al dit. Biloute-à-z’ailes va ! Ch’kill Biloute al fait croire qu'on peut se voir quand on veut. Al le fait croire cha à moi. Du coup je fais un solo avec ma barbe. Mes doigts dans la barbe pour bien réfléchir à c’qu’al vient d’dire ch’Biloute-à-z’ailes. Mon être qui pend au bout de ta vie j’y dis. On la voit se ramener avec sa pancarte. Ce n'est pas la même pancarte al dit. On m’a donné l’intelligence pour savoir à quel point je suis morte. Ch’kill Biloute al pense qu'on aime pas sa pancarte. Y a pas que le pouvoir d’achat, y a le pouvoir vivre aussi ! Il y en a pourtant plein qui ont pris des photos d’Ch’kill Biloute avec sa pancarte ! Ch’kill Biloute montre ses dents facilement. Du coup on n'a plus trop de place. Le vide c’est l’humanité toute entière (moins les chiens, qu’al dit). Ch’kill Biloute a préféré laisser son amour tranquille et qu'il soit pas perdu chez lui. Qu'il soit pas tout à fait perdu dans ses habitudes. Du coup il décapite un cadavre pour se fabriquer une boule à facettes. J’ai l’âme comme une enclume ce matin il dit. Une enclume matinale. Cha frôle la rosée comme un boulet de 375 kill dit. Ta liberté est dans les urnes mon garçon. Urnes = urines j’y dis. Mon corps est qu’une concession, qu’al dit. Le client est toujours roi. Ch’kill Biloute me parle jusqu'à plus soif. Je suis née à un poil près, qu’al dit. Ch’kill Biloute a enfermé son amoureux chez elle pour aller voir un autre type ! Ils étaient tous les deux en train de s’accoupler quand la balle les applatit dans l’plumard à jamais. Le paquet de merde te salue bien, ma chère. Ch’kill Biloute lui disait souvent qu'il est son amoureux secret. Ch’kill Biloute disait tout de suite après que c'est pas vrai. Les mots qu’on a dedans sont une farce, al dit. Son regard de tueuse me sort des yeux. Ch’kill Biloute devine toujours quand cha parle de Ch’kille Biloute quelque part ! L’espoir est un champ de mine, qu’al dit. Traversons-le sans broncher alors ! Au Napoléon ils se font virés tous les deux des chiottes. On dirait que tu portes une robe de femme enceinte. J’y peux rien c’est la mode, al dit. Mais c’est pas Ch’kill Biloute qui parle là. Ch’kill Biloute m'embrassera presque sur les lèvres. Puis voilà qu’al me branle avec sa main. Bientôt j’en ferai une patée, qu’al dit. Ch’kill Biloute al me dit c’est une drôle de phrase que « La vie vous a donné raison » ! Ch’kill Biloute al fera mettre sur sa tombe « Ce fut un plaisir ». Ch’kill Biloute-à-Z’ailes ! Il n’y en n’a pas un qui a survécu à la vie, qu’al dit. Pas un artiste n’a réchappé du vivant ! Et la vie est morte, al dit, et j’espère être sourde demain ! cha s’en est une de donzelle ! la Ch’kill Biloute à z’ailes !
mon amour, pourquoi je t’aime, tu n’existe pas, pourquoi n’as tu pas existée, tu n’es pas avec moi, dans mon trou, pourquoi n’y a-t-il pas un trou pour nous deux, nous pourrions nous y serrer, nous pourrions demeurer là, deux êtres en un seul, en un seul trou, pourquoi nous ne sommes pas là, pourquoi nous n’existons pas, pourquoi nos êtres n’ont pas tenté de vivre, d’aller au trou ensemble, de vivre pleinement, dans un trou, de nous croiser, de nous mélanger vraiment, de faire un nœud, un nœud avec nos deux êtres, pourquoi nous n’avons pas tenté d’être, de faire un nœud avec nous, nous deux seuls en un nœud, pourquoi tu es partie, pourquoi n’es tu jamais venue, venue à moi, pourquoi n’as tu jamais été là, dans mon trou, pour qu’on le fasse ce nœud, un joli petit nœud d’amour, pourquoi n’as tu jamais existée, alors que pourtant je sens ce nœud, et toi aussi tu le sentais, tu sentais le nœud se faire en toi, ce nœud qui nous creusait, qui creusait notre amour, qui creusait ce trou pour que finalement, seul, j’y aille.
je tuerai ton être
je tuerai ton corps
je tuerai ta vie
je tuerai ton chien
je tuerai ta pensée
la pensée de ton chien
je tuerai ta mort
je tuerai tout ce qui t’entoure
le petit chien dans un sac
je te mettrai aussi dans un sac
je t’arracherai
tu as toujours été arrachée
tu as vécu arrachée
toute ta vie
avec le petit chien en laisse
ton chien te tirait
il tirait sur l’arrachée que tu es
face à toi-même
face à ton chien
Ça y est. Je me souviens. On s'aimait. On avait une petite voiture. Elle valait plus rien. On vivait à cent à l'heure. Et on se faisait chier. Comme des rats morts. On était mort. C'est ça. On avait des pancartes pour nous le dire. Je me souviens. Si si si. Et ça les faisait bien chier. On était mort. Je ne me souviens plus. Quelle était la machine. Le lieu. Le terme exact. On s'aimait encore malgré tout. On aurait voulu crever. On ne pouvait pas. Je me souviens. Il fallait paraître. Se faire avoir. Putain de société. Si si si. J'avais un leasing. Ou une cafetière programmable. On faisait ce qu'on voulait. Mais on ne voulait pas. Non non non. On voulait être soi. Mais on ne voulait pas. On est dans un tel état qu'on pourrait avouer n'importe quoi. On voulait sa nudité. On voulait rester tout nu dedans sa nudité. On avait pourtant tout le confort de soi. Avec les chiottes individuels. Tout était marqué. Mais on n'était pas dedans. On pouvait toujours frapper. On était soi-même frappé. On était comme mort. Ou considéré tout comme. Avec des grandes pancartes. Vous pouvez vous restaurer. Vous avez la lessive. Le tout très confortable. Et vous dormez sur votre prix modique. Et on n'était toujours pas là. On souffrait de ne pas se voir. On croyait qu'on en était sorti. Mais on ne pouvait pas se voir. On aurait voulu s'assassiner. Ç'aurait été pareil. On s'avait dans le nez. On ne pouvait plus se blairer. On avait décidé de se faire mettre. Avec notre nudité. On crie dans les toilettes. Mais elles veulent rien savoir. Les voix. Ça veut tout commander. Qu'on aille se faire savoir. Mais qu'elles veulent rien savoir. Pourtant c'est eux qui le disent. C'est eux qui crient dedans. Et qu'on les a tous enfermés. Et qu'ils voudraient sortir. Mais ça ne veut rien savoir. Ils ne bougent pas d'un pouce. Ils veulent crever dedans. Mais nous on va les traire. On va les faire nous taire. A force de leur crier. Ils vont se faire avoir. Ils vont crier aussi. Ils voudront plus des sanitaires. Et tout bien indiqué. Où que je dois pisser. Est-ce que les draps sont propres. C'est l'heure de la purée. On ne veut plus rien savoir. On a finit par être soi-même. Ouf. Tranquille. On a pris sa p'tite douche. On allume la télé. Ils sont encore dedans. Ils croient qu'on va y arriver. Que c'est pas fini de traire. Qu'on va tous y passer. Que je sera encore moins là. Qu'on fera de moins en moins état de moi. Qu'on n'existe plus. Qu'on n'a même plus d'ennuis. Que tout est facturé. Que c'est marqué dessus. Qu'on n'a plus qu'à se coucher. Et passer une bonne nuit. On peut dormir tranquille. On est de moins en moins dedans. Car on est fatigué. On finit par mourir. C'est pas encore lui. C'est peut-être pour moi. Je suis dans mon pyjama. Je voudrais m'en aller. Mais je suis déjà sorti. On n'a pas voulu de moi. Et pourtant je suis là. Je leur foutrais la paix. Je veux ma nudité. Je veux m'aimer ma nudité. Je veux me mettre à moi. Mais moi il est pas là. Il est sorti. Alors tant pis. Il faut partir. C'est déjà fait. Alors tant pis. Il faut crever. C'est déjà fait. Ou c'est en étude. Tout est déjà prêt. Je veux ma nudité. T'as plus que ça à faire. A foutre encore le camp. T'as plus qu'à te la sortir de là. Mais je suis déjà plus là. Alors t'as plus qu'à aller pire. T'as plus qu'à t'en aller. T'as plus qu'à pas connaître. T'as plus qu'à te pas savoir. D'où tu peux te la mettre. Tu peux pas te la mettre. Mais t'as plus qu'à te taire. T'es plus que toi ton tas. Ton tas de quoi de plus. De rien de plus que rien. Et te poser le plein. T'as plus qu'à te poser le plein. Tu t'es posé le plein. T'as plus qu'à t'en passer. Tu peux plus t'en passer. T'as plus qu'à t'expliquer. T'as plus qu'à t'exploser. T'es plus pensé posant. T'es plus qu'en c'est causant. T'es que censer causer. Tu veux faire ta petite pause. Ou alors tu voudrais bien poser. Qu'est-ce que tu veux. Tu ne veux plus rien vouloir. Tu ne veux plus savoir ce que tu veux. Tu veux juste te taire. Tu veux dormir. Tu veux qu'on te laisse dormir. Tu veux qu'on te laisse partir. Qu'on te laisse aller à ça. Sommeiller. Tu voudrais bien dormir. Te taire et dormir. Passer ton temps à ça. Vivre dedans. Sommeiller dans la vie. Tout le temps. T'as tout ton temps. Tout te dégoutte. Ils peuvent tous te perdre. Ils t'ont tous perdu. Ils ont perdu tout le monde. Moi même ils m'ont perdu. Plus personne ne répond. Est-ce que c'est toi. Tu n'es plus moi. Je ne suis plus moi. M'aurait-t-on prévenu. Je l'aurais pas cru. Je ne sais pas. Je ne suis que moi. C'est juste une question de grammaire. Qu'on me foute au pieu. Et que je n'en bouge plus. Qu'on me foute au tas. C'est juste une question de temps. Il faut que ça se conjugue. On a assez perdu de temps. Et j'en ai marre de lui. Qu'on le foute au lit. Une bonne fois. Qu'il dorme. Qu'on ne soit plus lui. Qu'on soit moi. Et je m'en porterai pas plus mal. Mais je ne sais pas ce qu'on va faire. On part faire un tour. On prend la route. On voit passer les arbres. Ils sont tous pareils. Ils veulent que je m'en aille. Qu'il aille planter ailleurs. Vers d'autres tas. Il y va. Ça va même très vite. On ne voit plus rien. On est dedans. On ne cause pas. Personne n'est là. Je ne suis plus seul à m'écouter. Personne me parle. Qu'est-ce que je raconte. Qu'il se taise donc. Moi je n'écoute plus. Je suis dans mon sommeil. J'écoute cette volonté. Qu'on aille tous se faire planter. Qu'on aille plus vite. On pousse. On va au tas. On devient soi. L'autre n'est plus là. Il est parti. On cause de lui. De cette grammaire. Moi je veux rien. Je veux dormir. Qu'on me foute là. Que je ne bouge plus. Et je bouge moins. Je suis plus rien. Ça les tracasse. Moi ça me convient. Qu'on cause de rien. On cause que de ça. Ça n'est pas là. Puisqu'il n'est pas. Il n'est pas vrai. N'est-il pas. Ne ne l'est. N'est pas là non plus. Non plus n'est ne. Ce ne n'est pas de moi. Ce ne ne l'est. Ce ne peut l'être. Il ne pourrait être. Ce ne l'était. Il n'était ne. Il le sera. Sera le ne. Ce ne sera. Ce ne l'est pas. Il ne l'est pas. Ce n'est pas lui. C'est fini. On ferme. On a éteint. On reste un peu. Tout est dans le noir. On tombe. On n'est plus qui. Qui on est donc. On ne sait plus. On ne va plus. On va nulle part. On y est. On en repart. On se tait. On ne bouge pas. On nous voit. On voit rien. Plus rien voit. Plus rien sent. On est cent. Ou douze cents. Des brouettes. Où on en est. On ne sait plus. On ne compte plus. On n'y est plus. On en est là. On ne compte pas. On n'a jamais été. On a son compte. N'y pensons plus. Ne plus penser. Vous tombez mal. On va au plus mal. On ne peut pas plus mal tomber. Tomber. Qui a crié. Nous sommes tombés. Mal d'accord. Nous ne sommes plus seuls. On est dans la purée. C'est déjà arrivé. Ce sont de vieilles badernes. Ce n'est pas encore lui. Il faut tout remettre. L'affaire est entendue. Nous passerons devant. Il ne faut pas s'y mettre. Il faudra tout remettre. On les entend d'ici. Comment peuvent-ils travailler à une heure pareille. Ce n'est pas tous les jours. Et à tous les endroits. On les a bien foirés. La question n'est pas là. Laissons courir. Dans notre vide. Laissons les nous travailler de l'intérieur. On sera je. On sera moi. Je me travaille déjà. De l'intérieur. On y est tous. Tous après moi. Je y sera d'ici peu. Comme chez soi. Je sera dedans. A nouveau. Je y reviendra. J'en suis revenu. J'étais dedans. On ne pouvait pas me voir. Comme ça on ne pouvait pas me deviner. Il aurait fallu qu'il y soit pour m'y voir. Seulement il n'y était pas. Il aurait fallu qu'on le suce. Seulement il avait levé le camp. Dommage. On aurait pu discuter le bout de gras. Seulement le bout de gras je m'y connais fort peu. C'est pas dans mes attributs. Moi ce que je voulais c'était m'y mettre en plein. Que ça pue le gaz. Que ça pue le mort en somme. Voilà toute l'incandescence. Quand le mort crève. Qu'il n'est pas encore crevé. Qu'il faut s'y mettre pour s'y voir. Seulement lui il pense à ce qui pourrait rester. On ne peut plus faire machine arrière. La beauté est à ce prix. Qu'est-ce que je raconte. On devrait le foutre. On l'aurait foutu pour moins que ça. Au panier. L'autre et ses coups foireux. Tous les vieux calculs. C'était bien senti aussi. Seulement on ne sentait plus rien. On se foutait bien de notre poire. De qui il s'agit d'ailleurs. Si ce n'est pas de moi. Et que ça sente le roussi à l'heure qu'il est. Qu'on n'est pas près de revenir. Il faut le voir pour le croire. J'avance à petit pas. Menus. Petite dose par petite dose. Je ne me laisse pas avoir comme ça. Il ne faut pas qu'on me laisse. Qu'il aille se faire pendre ailleurs. C'est bien son droit. Il n'a pas sa place ici. Il dit bien ce qui ne va pas. Nous on s'en moque. Ce qu'on veut c'est continuer. Etre au fond du trou. Plus bouger. Place nette. Tout au fond d'une cave. Sans rien voir. Rien comprendre. On se laisse guider. Tant mieux pour eux s'ils décryptent tout. Si ça leur convient. Ils décryptent rien. Tout leur va bien. Ils fonctionnent à merveille. On croit les entendre se plaire. Ça les conduira où. On s'en moque. Aucun intérêt. C'est leur place ici. Tombeau ouvert. Moi je déguerpis. Je ne veux pas voir ça. Mes oignons c'est pas eux. J'ai le poste ouvert. J'écoute les infos. Je ne les écoute pas. Je ne vais pas me faire mettre. Je m'y mets tout seul. Ça décrypte tout. Ils continuent de plus belle. Moi j'ai mon compte. Je jette juste un œil. Tends une oreille. Ça ne m'inquiète pas. C'est pour rire. On joue. On fait mumuse. Tant mieux pour eux. Qu'ils se foutent en plein. Et qu'on les arrose. Qu'on ne les oublie pas. Ils n'ont pas leur place. Mon œil. Juste une oreille. Un son ça va et vient. Je prends des notes. Je me méfie de tout. Tout se méfier avec ceux-là. Ils sont trop bien dedans. Ils vous le feront payer. Que vous creviez plus fort ça les gêne. Que ça ne fasse pas de bruit. C'est pas du confort. Alors ils m'en voudront. Il faut qu'on trinque. Qu'on dise qu'on pense. Ça les fait penser à leur tour. Ils sont marteau. C'est de moi qu'ils tiennent. Ils ont le regard inquiet. Je les fous en pétard. C'est comme ça que ça va. Mais on dit que ça ne va pas. Parce qu'il faut toujours aller mieux. Ou aller pire. Alors on dit qu'on va mieux. Comme ça on nous fout la paix. Puis on se tait. Tout le monde ira de toute façon. On verra bien. On y verra que du feu. C'est comme ça. Il faut qu'on y passe. Maintenant c'est passé. On croit qu'on y est. Mais en on n'y est plus. Puisqu'on va tous aller. Et que ça ne passera pas. Que ça ne passe jamais. Que tout reste en tas. Qu'on reste tous en tas dans le ça va. On ira moins comme ça. On va toujours un peu moins dans le ça va. Et moins ça va et plus ça vient. On n'y est pas. On n'y est jamais. On n'y sera jamais. Et lui non plus. Et moi non plus. Je n'y vais plus. Je vais juste ici. Dedans. Il y a de tout. Dans les dedans. Du moi. Du pas moi. Il y a des autres aussi parfois. Leur être-pas. Mais ce n'est pas du moi. Du pas encore moi. En quelque sorte c'est comme un livre. On l'ouvre. On s'aperçoit. On fait des recherches. On s'interroge. On reste coi. Il n'y a pas de quoi. Pas de quoi remplir quoi que ce soit. Pas de quoi remplir quoi que ce moi. Et ce soi c'est rien. Ce n'est pas rien. Ça n'est que ça. Ça sonne le creux. Le creux du moi alors qu'on dit qu'il y en a plein d'autres au dedans. Et même de soi. Il y a de soi. Et ce qui est au dedans se met à être au dehors. Et c'est toute une histoire. Et on la raconte aux gens qui sont dehors. On dit qu'il y a des personnages dedans. Dehors. Mais toujours dans le même dedans. Et l'être et le non-être et un moi bien costaud à l'intérieur. Dans son dedans. C'est le héros du livre qui n'est pas le livre. Le livre du dedans. Qui n'est que simplement le livre. Qui n'est pas comme on écrirait. Ou comme on les écrit. Comme on n'écrirait pas. Comme on ne les écrit plus les livres. Avec des êtres costauds. Les vrais dedans. Les faux dehors. Ça n'existe pas. Il n'y en a jamais eu. Seulement dehors les livres. Et les êtres ils ne sont pas car dedans c'est rien. Et pourtant on dit que c'est moi. Le moi du dehors doublé des autres au dedans. Et de pleins d'autres encore. Avec des noms d'êtres comme il y a dehors. Alors que c'est juste une histoire de dedans. Avec des dehors. Ils ne sont pas vraiment au dehors. Et les êtres et les non-êtres ne sont pas vraiment dedans. Ils sont seulement de moi qui n'est pas tout à fait moi non plus. Le costaud du dedans. Mais c'est vrai que c'est un peu moi avec les autres. Moi et les autres refais au dedans. Et c'est un être qui est costaud et on y croit dur comme fer. C'est moi dans des dedans tous neufs. Il est dedans ma tête et ça travaille les intérieurs de moi qui est dehors et qui n'est pas le costaud du dedans. Le costaud qui est à l'intérieur. L'intérieur qui n'est pas l'intérieur de mes dedans qui sont l'extérieur de ce qu'on voit quand on ne voit rien dehors. Le dehors qui n'est pas des dehors qui sont vraiment dehors. Mais plutôt quand ils sont les dehors qui sont vraiment à l'intérieur de ce qu'ils ne sont pas dedans. Qui binent. Se débinent. S'enfoncent. Se foncent. Moi aussi je fonce. M'enfonce. Me fais le paquet de moi. Je m'aime. Je me suis né. Tout empaqueté. Je me suis né en m'aimant et en mettant le paquet. Je me rappelle que je me suis moi-même aimé dans mon paquet. J'étais dans le même. Le même paquet. Je me faisais moi-même. J'en faisais un paquet. Et je le disais. Je disais je. Je disais moi. Moi disait de même. Je disais tout. Moi disait rien. Je ne dis plus rien dans le paquet à moi. Je fonce dedans. Je mets le paquet de moi quand je travaille les intérieurs. Les intérieurs de moi quand je ne suis pas dehors. Ou quand j'y suis. Je n'y suis plus. Mais quand je suis vraiment c'est quand je ne suis pas moi. Celui qui est dehors. Dedans. Qui bine. Se débine. Qui rentre dans les dedans. Dans les dehors qui ne sont pas vraiment dehors mais au dedans j'explore ce moi qui ne sera pas moi. Le moi qui sera dehors. Ou dedans. C'est pareil. Quand je ne suis pas encore. Je rentre dans les dehors le temps de biner dans moi. Dans mon paquet de bois mort. Mais quand je ne suis pas moi c'est quand je ne suis pas mort. Comme celui qui vit dehors. Dedans. Qui fait dans ses paquets et bine dans ses dedans. Dans ses pas-moi. Mais moi qui n'est ni dehors ni dedans j'explore ce moi qui ne sera plus moi non plus dans ses paquets de bois mort. Le temps de biné dedans. Je fonce. J'enfonce. Je fais. Je fais dedans ce corps dehors. Je suis dans mes paquets et je déboule dedans. J'explore ce moi qui n'est pas mort mais un peu mort il est quand je travaille les intérieurs de moi dedans. Quand je ne suis pas dehors mais quand je suis vraiment c'est quand je ne suis pas moi celui qui est dehors dedans je bine. Ça baigne. Il est debout. Il est en train de baigner. Il baigne dans tout son corps debout dehors. Son corps est en alerte. Il reste dedans debout. Il est dehors. Les forces vont lui manquer. Elles lui manquent déjà. Être ici. Abattu de savoir que ça lui manque tôt ou tard. Rien lui manque encore vraiment mais c'est le manque en force qui lui rentre dedans. Toujours debout malgré tout. Où alors assis. Déjà plus loin pourtant. Et sans vraiment forcer. Plus loin tout en restant assis se pense. N'avait pas réussi à penser jusque là. Sans doute rien lui fait penser au delà de ses forces. Rester assis. On arrête là. Peine à jouir dit-il. A force de trop forcer la main aux choses il va peut être vouloir voir comment ça pousse. Il va sans doute y mettre du sien. Il va sans doute nous arroser. Il faut que ça plaise. Ça prenne le large pour ça. Voir du pays. Il faut tenter les choses dans leur aspect le plus coriace. Ou biner simplement l'poireau. Le truc alimentaire. Faut bien bouffer. Il pense à peine mais bine un peu tout en restant assis. C'est un bon départ. Il faut pousser un peu plus loin. Il n'en fait qu'à sa tête mais il veut bien biner en attendant. On reste ainsi. Les mois durant. Sur sa binette. On y tient à sa petite binette. On est posé dessus. Ou on est en dessous. C'est selon. On pose. On fait une pose sur sa boule toute binée. Et après c'est reparti. On a perdu sa boule. On a toutes les binettes. On est devenu un autre. On est toute sa famille. On les voit débouler. On est le petit frère. On a tous les cousins cousines. Ils sont comme emplâtrés. Ils vivent comme ça dedans. On est comme dans la mère. On est comme dans le père. On tient la corde à traire. On est torché. On y croit dur comme fer. On se sent lourd. On est narré. Pas récuré. Comme on reçoit la bêche. Comme on se cogne les paysages avec des coups bien répétés. Des coups qu'un jour on découchera du sac à peine. C'est pas la peine. On a encore reçu un coup. On est livide. On saigne. On est cloué à sa connerie. Et on a beau vouloir faire le beau. On attrape ses abattis. Et on s'accouche comme on pourrait s'enculer. Avec un manche. On est au manche. C'est le manche qui est en nous. Il encule en lui. Il est à nous. On est à lui. On n'y est plus. On en revient. On s'enroule. On glisse. On forme le trou du manche. On est devenu le petit trou de nous. Et on s'enferre dedans. On est comme mort dedans. Mort comme des manches. Et ça tourne. Ça existe. On fait la merde et la merde nous revient. On nous revient en merde. En merde moins pire. Comme on revient de rien. On revient pas de rien. On n'est revenu qu'en merde moins pire. On est comme chiés dans nous. Et ça a le mérite de nous faire chier. Mais ça surprend. Comme à la fête foraine. On rit. On pète aussi. On avale des coloris. Comme des médicaments. C'est surprenant. On vit. On fait dedans. Et dehors aussi. Avec des diplômes et des risques de chute. On tombe des trous. Pas le temps de remémorer. De prendre des gants. On est tout chaud dedans. A s'en foutre plein la lampe. Dans de la vérité pas encore tripotée. Du sûr de sûr. Et les comas avec. Et les glissements qui font tout compromettre. Ouais. Seulement la gueule enfoncée dans les tôles. Ou encore pas tout à fait. La ralentie. Le culbuté râlé et les emmerdements au détail. Seulement ça. Mais toujours prêt et dispos. À foncer dans la mouise. Par bêtise. On est dans le yaourt. On fait le plein. Gros plan. On rentre. On cogne encore. Si c'est du lard ou du cochon. On est tout d'un coup devenu con. Ou devenu simplement. Avec la stupeur autour. On ne sait plus rien de dedans. De quoi ça cause. On est je et on est on et on est quand ça peut. Sans ébranler la terre. Sans faire des crispations. Des descriptions du placentaire. Mais seulement l'ulcère. Sa mesure. Son point au coronaire. Ou à l'estomac. On n'est pas docteur. On donne seulement l'aspect. L'odeur. Et la pointure. On fait des pronostiques. On prend quelques longueurs. On a sa p'tite technique. On avale des pillules. On est secoué. Ouais. Et sur du rien. En danseuse. Et c'est la bonne distance. Et on s'en fout une palanquée. Avec du beurre fondu. Et un oignon dans le cul. On vit. On vide. On vide à ne plus revenir. Et on n'en revient pas. On ne sait pas ce que tout ça veut dire. On sait que tout ne veut pas tout dire. Rien dirait de même. Tout va au même endroit nous le dire. Mais rien n'est perçu pareil. Ça fait un son un autre. Ça dépend de beaucoup de choses. Il y a des choses qui se répandent sans faire de bruit. D'autres qui ne se répandent jamais. D'autres qui viennent mais qui repartent aussitôt sans avoir prétendu travailler. Qu'est-ce que le travail là-dedans. Qu'est-ce qu'il vient faire. Pourquoi je me pose encore des questions. Pourquoi je ne dors pas tout simplement. Pourquoi je me fais tant de tracas. Je me fais avoir avec les mots qui me viennent d'on ne sait où. On va encore me la refiler celle-là. Je ne voudrais plus rien capter. Je veux qu'on me laisse à m'écouter me dire. Me dire tout ce que je ne sais pas. Tout ce qu'il me faut pour ne pas savoir. Pour ne plus me savoir et que rien vienne m'entendre. Que rien vienne me dire d'aller où ça me pense. Je pense où je sais que je ne me saurai plus. Je veux penser à mon pas-penser. C'est une bonne résolution. Penser à rien. Le monde pense tout le temps pour vous. Il voudrait qu'on pense pour moi. Si y a que ça je ne dis pas non. Je ne fais pas la sourde oreille. Il peut venir me raconter ses saloperies. Ils peuvent tous venir. Moi j'encaisse. Je n'en crois pas un mot. Je crois ce que je vois. Et je ne vois plus rien. Je suis bigleux. Pire qu'une taupe. Avec mes esgourdes fermées. Ils viennent en rang me raconter leurs histoires. Un soir j'ai fait mine d'accrocher. J'ai senti qu'on voulait me l'enfoncer dans le cul. Le son n'est pas venu. Ça aurait été pour lui. Le son c'était le sien pour lui. Il me l'aurait enfoncer bien au cul. Et vas-y que j'te pousse. Et puis on serait tombé d'accord. On aurait fait affaire paraît-il. Moi je ne fais plus l'affaire. Je fais l'affaire de pas la faire. Pourtant je ne dors pas. Je fais mine de tout voir. De tout redire de même. De tout entendre. J'avale. Je digère tout et je ressors pareil. Pas un mot de vrai dans tout ça. La vérité sommeille. Il faut rester vigilant. Ne pas se faire avoir. Juste le laisser pour dit. Comme le laisser pour mort. Se laisser aller à faire croire qu'on est mort tout en restant dedans. Bien vivant. Au chaud. Et plus rien ressortir. Maintenant vous ne savez pas ce que je vais faire. Vous ne savez pas si je vais le faire. Vous ne savez pas y aller. Vous ne savez pas aller à faire. Vous ne savez pas et je ne vais pas le savoir à votre place. Vous ne savez pas si on ira à votre place. On ira si vous voulez bien de nous. On ira si vous savez que vous voulez bien de nous. On ira si vous savez quelque chose mais vous ne savez pas si on peut le dire. Vous ne direz à personne ce que je viens de faire. Vous ne direz que ce que vous entendrez mais vous n'entendrez rien. Comme ça on pourra continuer à le savoir. On continue à se le savoir pour dit. Vous ne savez pas si on va continuer à se le savoir pour dit. Vous ne direz rien si on vous le dit pour dit. Vous ne direz que si on vous en dit plus mais vous ne savez pas si on va vous en dire plus. Vous direz ce que vous savez mais vous finissez par ne plus rien savoir. Vous êtes dans une drôle de foutue brique et vous ne parlez qu'à la drôle de foutue brique. Vous ne parlez que quand vous vous êtes foutu dans la tête de ressembler à votre drôle de foutue brique. Et vous n'avez pas la tête à vous ressembler. Vous lui ressemblez mais vous ne vous ressemblez plus. Vous finissez jamais par finir et vous ne commencez que quand tout est terminé. Donc vous ne finissez jamais d'arrêter. Vous n'arrêterez jamais. C'est bien ça le drame. Le drame de ne pas finir et de recommencer. Un jour vous finirez par ne plus vous ressembler et vous finirez comme moi c'est-à-dire que vous ressemblerez à votre brique. Vous allez me ressembler le jour où vous serez dans un tas de briques et que tout le monde vous perdra de vue. Vous ne savez pas voir mais vous êtes encore en vue de vous. Moi je ne vous ai pas dit de vous perdre mais je ne vous ai pas dit de ne plus vous voir mais je n'ai pas dit cela mais j'ai dit ce que j'avais à dire un point c'est tout. Je vous l'ai dit un point c'est tout j'ai dit un point et j'ai fini par faire un pas et j'ai fait le point entre vous et moi. Et moi je n'ai pas dit mais vous je vous ai dit un point et vous y voyez quelque chose. Vous verriez quoi sortir. Qu'est-ce qui peut bien sortir de ça. On ne sort que de soi. Le reste ne nous sort pas. Vous pensiez vous en sortir. Mais vous laissez le mur se monter tranquillement entre vous et vous. Et soi n'est pas dedans. Il est parti faire un tour. Il va revenir. Il reviendra à soi. Il vous revient de droit. Ou alors il reviendra à moi. On verra. Mais pour l'instant il n'est pas là. Le soi n'est plus là. Il n'est plus lui. Il est un autre. Il n'est pas dans moi. Ni dans vous. Il est dans aucun autre. Il est dans quoi. On ne le sait pas. On ne sait jamais avec lui. On le sait tôt ou tard. On finit par vous le faire savoir. Est-ce que c'est lui qui finit par vous l'apprendre. Q'est-ce qu'il finit par dire. Il vous parle de Dieu. Voilà ce qu'il vous sort. Que Dieu est dans un trou. Qu'il vit de choses et d'autres. Qu'il vit surtout du trou. Celui qu'il fait avec lui-même. Dieu ne vit qu'avec son trou qui le fait. Certain disent qu'il peut mourir maintenant qu'il a creusé suffisamment. Maintenant qu'on voit son trou. Mais ce n'est guère possible. Puisque le trou le continue. Je veux dire que ça nous continue. Mais pas jusqu'à lui. Seulement que jusqu'au trou. On n'est continué que dans le trou qu'on a en nous. On sait qu'il danse toujours dedans. Ou plutôt qu'il fait danser la mort en trou. Il n'y a rien de sensuel là-dedans. La sensualité ça lui est étranger. C'est pas dans son intérêt d'être sensuel. Vaut mieux pas qu'il se mette à remuer. A danser du bas-ventre. Il reste dans son idée du trou. Le trou est son arrêt. C'est la force qui nous retourne.
salut charles ça va tu as la forme moi ça va bien jvais aller bientôt à rennes présenter une vidéo pour le festival electroni k mais là il pleut par la fenêtre devant moi je regarde par la fenêtre il pleut donc c'est triste mais j'ai acheté un vieux synthé avec des sons vieux marrants je ris quand je joue avec et j'ai pris ma première photo polaroïd de ma vie il y a quelques heures j'en suis heureux mon appareil marche bien c'est chouette c'est de la magie noire j'en suis tout renversé ça me fait plaisir ouai dis moi c'est quoi cette armée noire ça fait peur comme nom je trouve mais non je rigole j'aime bien ça fait dark gothik j'aime pas nicolas et ses copains ils sont méchants nicolas et ses copains ils foutent le pays en l'air mais bon tant pis mais en en tout cas ça me fait rire cette armée noire 3+1=4